Présentation

Une petite histoire qui a démarré en 1945

L’histoire de l’Association des assistants de service social : la création de l’association.

En décembre 1944, un noyau d’Assistantes sociales fait le pari de créer une association regroupant les professionnels du service social (assistants de service social) afin d’affirmer les spécificités de la profession, de revendiquer l’obtention d’un statut et la défense du titre.

Du 9 décembre 1944, date de l’assemblée générale fondatrice ( parution au Journal Officiel le 26/01/1945), aux 1er et 2e décembre 1945, date de la première assemblée générale statutaire.

Une Association – loi 1901 – naît.

Cette année sera aussi la référence pour les textes connus tels que : les ordonnances de 1945 sur la sécurité Sociale, la Protection Maternelle et Infantile (PMI), l’instauration des comités d’entreprises, le statut de la fonction publique.

L’association a alors pour objet :

> De réunir les assistantes sociales diplômées d’Etat.

> D’étudier toutes les questions professionnelles et les problèmes techniques du service social français, notamment par des contacts avec les services et les organisations similaires étrangères.

> De rechercher et de définir les intérêts généraux de l’ensemble des assistantes sociales et de chacune de leurs catégories, notamment pour les porter à la connaissance des Pouvoirs Publics.

> D’aider à la défense de l’honneur de la profession et à la protection du titre d’assistante sociale.

> De créer et gérer des organismes destinés à faciliter la vie matérielle et professionnelle des assistantes sociales.

Voici un extrait d’un rapport exposé lors de l’Assemblée Générale de décembre 1945, par une des fondatrices de l’association. Cet extrait atteste de la philosophie du mouvement et des valeurs qui continuent de fonder le Travail Social.

« Les Services Sociaux se sont multipliés à l’infini, les fonctions d’assistantes sociales confiées sans discrimination, le contrôle des unes par les autres, la supervision des uns et des autres par des organismes plus ou moins qualifiés, les assistantes (sociales) à toutes les besognes, tel est le résultat de cette période chaotique que nous venons de vivre.

(…) Mais puisqu’il nous est donné d’être l’écho de la majorité de la profession, nous devons dire le désir profond des assistantes (sociales).

Ramener le Service Social à ses limites propres, ne pas en faire le palliatif à tous les maux, maux dont les causes sont à rechercher, alors qu’on tend à les rendre supportables, en faisant appel naturellement au Service Social.

Le remède à toutes les déficiences ? Le Service Social ? NON.

Le Service Social ne peut parer aux multiples carences dont les origines remonte à des causes variées et qui nous dépassent.

(…)S’il est au service de la personne humaine, c’est pour l’aider aux heures difficiles, la guider passagèrement, l’entourer quand elle défaille, l’encourager quand elle réussit, et surtout s’en écarter quand, en équilibre stable, elle n’a pas besoin de lui.

Jamais il ne doit être la solution facile à des problèmes insolubles, les problèmes les plus graves ont des raisons profondes, et s’il ne nous est pas dévolu des les résoudre, encore faut-il que les Assistantes (sociales) ne soient pas chargées, sous prétexte de Service Social, de n’apporter à l’individu, qu’une illusion très passagère de service, d’ailleurs parfaitement inefficace. »

Dès lors, l’Anas s’inscrit dans :

> La défense de la profession.
> L’analyse et la proposition de projets pour le secteur social.
> La médiation et le lien entre les Institutions et les Pouvoirs Politiques.

Ainsi, en Avril 1946 la loi défendant le titre et imposant le secret professionnel est voté.

Suivra la parution du code de déontologie. Il servira de référence à l’ensemble de la profession.

L’ANAS aujourd’hui :

100% de bénévoles, des professionnels inscrits dans leur section départementale, dans des commissions de travail, au comité national, des personnalités qui font autorité, des groupes de travail, des représentants auprès des instituts de formation comme dans les ministères, un travail en interaction avec d’autres organisations, une reconnaissance tant des professionnels que des médias et institutions du social, l’inscription dans un réseau international (la Fédération Internationale du Travail Social )…

Les orientations de l’ANAS votées lors de l’Assemblée générale du 22 juin 2002 (toujours en vigueur) :

> Rassembler au plan local, national et international les assistants de service social autour des valeurs fortes qui fondent leur métier.

> Les représenter auprès des pouvoirs publics, et des associations d’usagers. Faire lien avec elles.

> Contribuer à l’émergence et au développement d’une structure représentative de l’ensemble des travailleurs sociaux.

> Mettre en valeur leurs compétences et leurs capacités d’expertise sociale.

> Défendre et promouvoir les valeurs d’un métier qui s’inscrit dans le champ du travail social.

> Proposer des outils qui permettent à nos collègues de répondre de façon adaptée à la demande sociale et institutionnelle.

> Lutter contre l’exclusion et l’arbitraire en proposant avec nos partenaires, des réponses aux multiples dysfonctionnements sociaux et institutionnels, source de ruptures, de violences, et de détresse sociale.

L’association a un rôle de veille sociale, participe à de nombreux débats sur l’évolution du travail social et concourt à son développement, au moyen de réflexions et de propositions portées sur la scène publique et politique.

Et en Gironde ?

En Gironde, les Assistants de Service Social (ASS) se réunissent au Café restaurant « Le Plantier » à Bordeaux, pour ceux qui s’en souviennent….

La Présidente est alors Adjointe Technique à la DASS…plusieurs présidentes de section vont ainsi se succéder en liens étroits avec le Ministère.

Le Service social voyait tout juste la lumière.

Sur le plan local, citons pour mémoire quelques Présidentes de la section 33 :

En 1969 Melle Roustan, ASS Régionale (Aquitaine)

De 1974 à 1976 Simone Lafon, ASS Service Social des Armées

De 1976 à 1980 Denise Girard, ASS Régionale au CHR de Bordeaux

De 1980 à 1985 Simone Le Huelloco, Responsable de la formation continue à l’IRTS d’Aquitaine.

De 1985 à 1991 Sylvie Robin ASS Service social de Polyvalence au CG 33

Et puis ce fut la traversée d’un désert après 46 d’activité ininterrompue… jusqu’à ce qu’une poignée d’assistants de service social de différents bords décident de réunir la profession autour du projet collectif de refaire naître la section !

2003 / 2007 : Dominique Galipienso, ASS Ministère économiques et financiers reprend le flambeau, passant le relais en :

2007 / 2010 à Maria Ouassif Mauleon, ASS Service Social de Polyvalence CG 33

2010 à ce jour à Lydia RUIZ, ASS en établissement spécialisé (association).

Que faisait la section ?

I- Période de 1945 à 1991 :

La section locale voit le jour à la suite de la création de l’ANAS, en 1945.

Elle s’attachera à relayer l’information entre « le siège » (Paris) et les assistants de service social de la Gironde, mettra en place des groupes d’études sur différents domaines (Travail, Hôpitaux Psychiatriques, Enfance en Danger, DASS..), interviendra auprès de divers services administratifs, des écoles d’assistants de service social…

Elle participera, à sa demande, à certaines instances locales dans lesquelles elle est sollicitée pour avis technique. L’Observatoire Régional de la Santé d’Aquitaine, le Comité Régional d’Action et d’Education de la Santé, le CROSM, l’Institut Régional du Travail Social d’Aquitaine et certains Centres Médico-Psychologique.

II- Période de 2003 à aujourd’hui

En 2003, plus précisément le 21 janvier, elle renaîtra.

La section est référente des départements aquitains qui n’auraient pas encore de section comme la Dordogne, les Landes, le Lot-et-Garonne.

Aujourd’hui, le bureau de la section est composé de différents collègues aux missions variées (polyvalence, hôpitaux, associations, entreprises, service du personnel administratif, personnes âgées) ce qui contribue à enrichir la connaissance du secteur social, le débat afférent et à être présents en appui technique en cas de besoin.

L’Anas 33 a souhaité poursuivre l’engagement dans l’histoire de sa section et ce en accord, avec les orientations prises par l’Anas Nationale (en 2002).

Ainsi, elle est toujours présente en tant que membre de l’Observatoire Régionale de la Santé d’Aquitaine (ORSA) et participe à la Conférence Régionale de la Santé, en qualité de représentant des professionnels.

Elle a engagé de nouveaux partenariats avec des instances locales.

III- Quelques thèmes de manifestations locales :

En 1965 : Congrès National de l’Association avec pour thème : « Mouvements de populations et service social ».

En 1975 : Création de l’Institut Régional du Travail Social Aquitaine (IRTS), école officielle de formation du travail social à Talence.

L’Anas 33 participera activement à l’émergence de cette école et sera représentée au conseil d’administration, en tant que conseiller technique.

Réflexion sur le thème : « Le Service social : pourquoi, pour qui, comment ? »

En 1979 : Participation à l’étude du projet de réforme des études des assistants de service social.

En 1981 : Travail en lien avec tous les professionnels pour une action concertée sur l’Action sociale en partenariat avec le Conseil général de la Gironde.

En 1983 : Carrefour sur l’expérience du Québec au centre A.Malraux.

En 1984-85 : Poursuite de son action de conseiller technique dans divers organismes à vocation sociale (Personnes Agées, Observatoire Régionale de la Santé en Aquitaine, Enfance, Centre Médico-Psychologique, Comité Régionale d’Action et d’Education pour la Santé, IRTS Aquitaine).

En 1987 : Journées régionales : « Assistants de service social : responsabilités et risques du métier

En 2004 : Accueil du Congrès National de l’Anas : « travail social et         démocratie »

En 2006 : rencontre festive autour d’une pièce de théâtre « Me OLIVE ».

En 2008 : rencontres régionales sur « Oser le collectif. Une approche complémentaire ».

2010 : Soirée Porte Ouverte

En 2010 / 2011 : Création du site internet.

Ces temps de rencontres thématiques complètent les Assemblées Générales annuelles de la section.

Où nous trouver ?

Pour mener à bien une réflexion et proposer des échanges, la section a toujours eu un « pied à terre » ; en clin d’œil aux nostalgiques mais aussi pour conserver la mémoire, nous les citons par ordre d’hébergement : il y avait le café Le Plantier, les locaux du cours de la Martinique, puis rue Vauban, au sein du Service social des finances, le centre médico-social de Mérignac, et la Maison de Quartier Chantecler à Bordeaux qui constitue notre hébergement actuel, avec une salle de réunion spacieuse pouvant accueillir un grand nombre de personnes.

Alors, qu’on se le dise ; vous êtes les bienvenus pour poursuivre avec nous l’histoire de la section, et par ricochet, celle de notre profession !